Les Carnets de Julien Maudoux

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littérature

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Petit test

D'après vous, de quand date ce petit extrait ?

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Jean de Marconville et la "Querelle des femmes"

Ce texte fut originellement écrit dans le cadre d’un séminaire sur les femmes et la littérature à la Renaissance, dirigé par Catherine Magnien (équipe de recherche CLARE), à l'Université Michel de Montaigne (Bordeaux 3).Au XVIe siècle, la « Querelle des femmes » constitue l’un des terrains d’affrontement rhétorique les plus appréciés par les écrivains : le sujet détermine la publication d’une importante littérature qui, liée à des considérations sociales importantes, peut aussi rentrer dans la catégorie du jeu et de la posture, l’habileté du discours se substituant alors à l’intérêt véritablement porté à la thématique abordée.

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Descendre aux « demeures profondes » : la poésie d’Edmond Henri-Crisinel

Petit essai écrit dans le cadre d'un séminaire sur "l'expérience poétique".

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La marginalité dans le Légendaire de Tolkien

Une première approche ; j'ai fait ce petit essai dans le cadre d'un séminaire. Il faut une connaissance large de Tolkien pour le lire...

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Extrait de mes Carnets : Poèmes généthliaques

Oh ! les mauvais vers que tu fis,

Grand pontife universitaire !

Le plus certain de tes profits

Etait, critique, de les taire.

 

Albert Mérat, « A un critique », Quelques pages avant le livre (1904)

Voici juste deux petites pièces improvisées de rien du tout, écrites il y a plusieurs mois, qui sont l'une des (nombreuses) dédicaces de mes Carnets. Quel intérêt me direz-vous ? Je cherche toujours. Précision : les vers d'A. Mérat ne me désignent pas moi, mais ils n'avaient pas d'équivalent pour ma situation d'étudiant moyen incapable même de bien écrire au sujet de ceux qui écrivent bien, donc...

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Dumas-Maquet : Une collaboration féconde et houleuse (par Alicia Ferjoux)

Alicia Ferjoux

Dumas-Maquet - Une collaboration féconde et houleuse

« Pour moi, toute collaboration avec un autre que vous est de l’adultère. »

Lettre de Dumas à Maquet, décembre 1850.

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Quelques notes sur l'Ensorcelée de Barbey d'Aurevilly

Voici quelques notes sur l'Ensorcelée de Barbey d'Aurevilly, autour de la question du fantastique dans l'oeuvre.

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Extrait de mes Carnets : Prolalia, Introduction, Premier chapitre

Prolalia, issu du grec ancien : petit texte, bavardage préliminaire soigné, placé avant un texte plus long.
Lucien de Samosathe, par exemple, a écrit plusieurs textes de ce genre (son Bacchus n'est pas mal, entre autres).
D'habitude, un texte, aussi long soit-il, comporte un nombre raisonnable et restreint de pré-textes. Plusieurs préfaces peuvent se suivre au fil des éditions ; un avant-propos, rédigé par un spécialiste de l'ouvrage, vient s'y ajouter lorsque celui-ci a acquis du renom...

Mais imaginez une succession de prologues, d'introductions, d'avant-propos, dont on attend avec impatience la fin pour commencer à entrer dans le "vrai" texte, dans le feu de l'action... Cela n'existe pas? Maintenant, si, grâce à moi. Le nombre de pré-textes de mes Carnets (que le meilleur critique de mon oeuvre, c'est-à-dire moi, considère comme une "oeuvre totale, somme inégalée d'égoïsme et d'hypernarcissisme") est incroyablement grand. Je vous en propose ici quelques-uns des plus intéressants, raccourcis à l'essentiel de ce qui est lisible sans avoir ce pavé sous le nez. Note : la note préliminaire ** présente certains de mes projets littéraires en cours (qui seront, eux, sûrement publiables un jour).

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Alexis-Félix Arvers

Arvers

Juste quelques mots sur Alexis-Félix Arvers, poète et dramaturge français (1806-1850).

 

On le connait surtout pour son « Sonnet » qui eut une immense gloire à l'époque, occulta le reste de ses écrits, avant de finir dans le même oubli qu'eux :

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Colnet du Ravel : L'art de dîner en ville, à l'usage des gens de lettres

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J'enseigne dans mes vers comment un pauvre auteur

Peut des banquets du riche atteindre la hauteur.

Je dirai par quels soins, par quel heureux manège,

Il saura conserver un si beau privilège,

Et, sans prendre jamais un verre d'eau chez lui,

S'asseoir, un siècle entier, à la table d'autrui.

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Elucubrations sur les ouvrages et les auteurs oubliés : deux pages de mes Carnets

A l'écritoire

« Peu de choses m'attristent davantage en littérature que de voir tant de poètes, n'ayant pourtant pas démérité, emportés par l'oubli ; même à la lecture de ceux qui ont été raillés, rejetés, mon cœur s’émeut ; et le triste sort réservé à ceux qu’avait comblés la gloire et la critique mais qu’un manque d’intérêt, qu’une médisance, ou que cette occultation que produit souvent le règne d’auteurs plus grands qu’eux sur leur époque, ont presque totalement éclipsé, m’affecte et me chagrine. Sensiblerie de littérateur des bas-fonds, incapable de porter ses maigres capacités à la considération des grandes œuvres ? Ou plutôt pressentiment qu'il a, et qu'il aura, beaucoup en commun avec ces victimes de l'amnésie d’un public et d’une critique tour à tour inaptes et trop lucides ?

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Deux ou trois citations

Quelques citations en cette rentrée littéraire.

Chamfort :

Ce qui fait le succès de quantité d’ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l’Auteur et la médiocrité des idées du Public.

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Jules Laforgue

Juste deux poèmes de Jules Laforgue, extraits des Complaintes.

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La Chastelaine de Vergi

302698.jpgVoici un mini-mémoire fait en L3 lettres classiques, sur un tout petit roman très célèbre du Moyen âge, La Chastelaine de Vergi.

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Hommage à Claude Esteban

J'ai à vous parler d'une voix qui m'a profondément touchée, parce que chantant, sur un ton auquel ne peut résister aucune fausseté, la douleur, la vraie douleur : celle qui fait paraître, plus qu'insignifiantes, honteuses, nos petites peines de rien que nous nommons avec aplomb « souffrances ».

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Max-Pol Fouchet

« De quoi saignes-tu, dis-le, ma nuit profonde ? »1

Max-Pol Fouchet. A l'origine, une tragédie. Jeanne, sa femme, décède lors du naufrage du Lamoricière, en 1942. Max-Pol Fouchet l'avait pressenti, au moment du départ : ce funeste signal, le nom du navire qui soudain s'entènèbre, les lettres qui se reforment, et le poète qui lit : « La mort ici erre »... 

Puis, un courage, une force, de ce « marié à la poésie », qui n'a eu de cesse de donner...

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Pour atteindre l’étrange : la poésie de Lise Mathieu

Télécharger l'article en .pdfLe bonheur ne dort que d'un oeil... Je vous propose de découvrir le domaine poétique contemporain en effectuant une étude du premier recueil de Lise Mathieu, Le bonheur ne dort que d’un œil. Si j’ai choisi ce poète en particulier, au-delà de l’affinité qui me lie à son œuvre, et du bon souvenir que j’ai gardé de son auteur, c’est parce que la poésie de Lise Mathieu me paraît être intéressante en elle-même, exemplaire en ce qui concerne la conception du travail du poète qui y transparait, et aussi parce qu’elle représente et synthétise l’une des tendances poétiques majeures de notre époque tout en y apportant sa propre contribution.

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Lise Mathieu

 Lise Mathieu est née le 10 mars 1943. Elle a été enseignante, principale de collège dans des quartiers difficiles, proviseur de lycée à Madagascar. Ses deux grandes passions sont l'enseignement et la poésie. Elle est aujourd’hui installée dans le Perche, campagne qu'elle affectionne et dont la beauté et le mystère sont à la source de son inspiration. Lise Mathieu s'emploie dans son « île déserte » à célébrer à travers ses poèmes ces « compagnons » indispensables que sont pour elle les arbres, les fleurs, les bouleaux, les blés, la lune et le soleil... autant d'aides et de soutiens qu'elle souhaite « donner à lire », parce qu'ils permettent de dépasser les épreuves qui marquent nos vies, et, peut-être, d'« atteindre l'étrange »...

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Quand le poète se fait critique...

Charles Baudelaire

Il a été souvent remarqué tout à fait justement que, depuis Baudelaire, nombre de poètes ont également été critiques, et se sont penchés, en tant que créateurs et que lecteurs à la fois, sur les écrits de leurs « compagnons de chant ». Yves Bonnefoy, à l'instar de Philippe Jaccottet et de Claude Esteban (mais les exemples abondent), a suivi ce qui semble aujourd'hui s'être ancré comme une forme de « tradition ». On parle finalement assez peu de cette critique « humble », dirais-je, qu'ont alimentés, chacun à leur manière, les apports divers des auteurs précités, et de tant d'autres.

On parle peu de la critique contemporaine : comme si après la foison du structuralisme, s'était éteinte une flamme, alors que de moins de nouveauté peut-être dans son rapport à l'écrit (et encore!), mais d'autant de vérité, a continué sur un chemin moins éclairé par l'attention (mais qui la mériterait), une production tout à fait importante. On parle encore moins d'un pan pourtant essentiel de la critique, à savoir celui qu'alimentent les textes des écrivains eux-mêmes lorsqu'ils rédigent sur les oeuvres de leurs pairs ; peut-être parce qu'il s'agit d'une critique plus humble, dans la mesure où elle s'en retourne, dénoncant implicitement certains excès possibles, à l'origine de la position critique : un Homme lisant ce qu'a écrit un autre Homme et décidant d'aller au-delà de la simple lecture, de communiquer ce qui l'a marqué dans une oeuvre, ce qui fait d'elle une oeuvre à lire ou, au moins, à connaître (et il faut saluer chez le critique celui qui par son travail nous permet de moins nous lamenter de ne pouvoir tout lire).

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