Prolalia, issu du grec ancien : petit texte, bavardage préliminaire soigné, placé avant un texte plus long.
Lucien de Samosathe, par exemple, a écrit plusieurs textes de ce genre (son Bacchus n'est pas mal, entre autres).
D'habitude, un texte, aussi long soit-il, comporte un nombre raisonnable et restreint de pré-textes. Plusieurs préfaces peuvent se suivre au fil des éditions ; un avant-propos, rédigé par un spécialiste de l'ouvrage, vient s'y ajouter lorsque celui-ci a acquis du renom...

Mais imaginez une succession de prologues, d'introductions, d'avant-propos, dont on attend avec impatience la fin pour commencer à entrer dans le "vrai" texte, dans le feu de l'action... Cela n'existe pas? Maintenant, si, grâce à moi. Le nombre de pré-textes de mes Carnets (que le meilleur critique de mon oeuvre, c'est-à-dire moi, considère comme une "oeuvre totale, somme inégalée d'égoïsme et d'hypernarcissisme") est incroyablement grand. Je vous en propose ici quelques-uns des plus intéressants, raccourcis à l'essentiel de ce qui est lisible sans avoir ce pavé sous le nez. Note : la note préliminaire ** présente certains de mes projets littéraires en cours (qui seront, eux, sûrement publiables un jour).

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