Les Carnets de Julien Maudoux

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Extrait de mes Carnets : Poèmes généthliaques

Oh ! les mauvais vers que tu fis,

Grand pontife universitaire !

Le plus certain de tes profits

Etait, critique, de les taire.

 

Albert Mérat, « A un critique », Quelques pages avant le livre (1904)

Voici juste deux petites pièces improvisées de rien du tout, écrites il y a plusieurs mois, qui sont l'une des (nombreuses) dédicaces de mes Carnets. Quel intérêt me direz-vous ? Je cherche toujours. Précision : les vers d'A. Mérat ne me désignent pas moi, mais ils n'avaient pas d'équivalent pour ma situation d'étudiant moyen incapable même de bien écrire au sujet de ceux qui écrivent bien, donc...

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Extrait de mes Carnets : Prolalia, Introduction, Premier chapitre

Prolalia, issu du grec ancien : petit texte, bavardage préliminaire soigné, placé avant un texte plus long.
Lucien de Samosathe, par exemple, a écrit plusieurs textes de ce genre (son Bacchus n'est pas mal, entre autres).
D'habitude, un texte, aussi long soit-il, comporte un nombre raisonnable et restreint de pré-textes. Plusieurs préfaces peuvent se suivre au fil des éditions ; un avant-propos, rédigé par un spécialiste de l'ouvrage, vient s'y ajouter lorsque celui-ci a acquis du renom...

Mais imaginez une succession de prologues, d'introductions, d'avant-propos, dont on attend avec impatience la fin pour commencer à entrer dans le "vrai" texte, dans le feu de l'action... Cela n'existe pas? Maintenant, si, grâce à moi. Le nombre de pré-textes de mes Carnets (que le meilleur critique de mon oeuvre, c'est-à-dire moi, considère comme une "oeuvre totale, somme inégalée d'égoïsme et d'hypernarcissisme") est incroyablement grand. Je vous en propose ici quelques-uns des plus intéressants, raccourcis à l'essentiel de ce qui est lisible sans avoir ce pavé sous le nez. Note : la note préliminaire ** présente certains de mes projets littéraires en cours (qui seront, eux, sûrement publiables un jour).

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Extrait de mes carnets : un fabel khâgnard

Fabel khâgnard : apprentis nécromants

Je m’apprête à vous faire un récit terrifiant, qui advint un lundi. Ne croyez pas que j’affabule : d’autres pourront en témoigner, si vous les allez consulter, et qu’ils veuillent partager avec vous ce sombre secret, que je tairais bien, pour ma part, comme j’en fis le serment, si je ne pensais pas qu’il peut être instructif, afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent, de présenter aux autres ce genre d’évènements.

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Extrait de mes Carnets : L'hypokhâgneux (inclus : un questionnaire de rentrée farfelu)

Chouette de Vara

Depuis mon arrivée en hypokhâgne jusqu'à présent (début de master), j'ai écrit un nombre ahurissant de pages inutiles, pour mon délassement (au sens fort), qui ont rempli des carnets, ensuite recopiés au propre pour donner un ouvrage étrange intitulé Mes carnets lémoniens - miscellanées larmoyantes, pot-pourri pourri, 2008-2010 (lémonien fait référence à Poitiers - au départ j'avais pensé à mettre Les Pictaviennes pour faire écho aux Pontiques, mais c'était un peu prétentieux, non?).

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Elucubrations sur les ouvrages et les auteurs oubliés : deux pages de mes Carnets

A l'écritoire

« Peu de choses m'attristent davantage en littérature que de voir tant de poètes, n'ayant pourtant pas démérité, emportés par l'oubli ; même à la lecture de ceux qui ont été raillés, rejetés, mon cœur s’émeut ; et le triste sort réservé à ceux qu’avait comblés la gloire et la critique mais qu’un manque d’intérêt, qu’une médisance, ou que cette occultation que produit souvent le règne d’auteurs plus grands qu’eux sur leur époque, ont presque totalement éclipsé, m’affecte et me chagrine. Sensiblerie de littérateur des bas-fonds, incapable de porter ses maigres capacités à la considération des grandes œuvres ? Ou plutôt pressentiment qu'il a, et qu'il aura, beaucoup en commun avec ces victimes de l'amnésie d’un public et d’une critique tour à tour inaptes et trop lucides ?

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Un rêve

J

e suis dans une grande librairie, de livres d’occasion, il me semble tout d’abord ; un « examen » plus minutieux malgré le flou du rêve me montre qu’en fait sur les rayonnages se succèdent, selon un classement qui m’échappe, des livres de toute sorte : il y a les beaux ouvrages, parfois des très rares, mais je me dis que c’est bien trop onéreux pour moi, malgré la profonde affection que je porte à ces volumes où les arts s’allient, où la poésie et le dessin se touchent et se répondent. Je les dépasse donc avec regret. J’arrive ensuite dans un coin où est entassée, comme dans un chaotique empilement de caisses et d’étagères, une quantité impressionnante d’œuvres disparates.

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